Je pense aussi à moi – article sur la sophrologie Mutualité chrétienne

Trop régulièrement, notre fonctionnement en mode « pilotage automatique »  nous donne l’impression de perdre le contrôle. La pratique de la sophrologie peut nous amener progressivement à reprendre le contrôle et surtout à être acteur de son mieux-être.

De quoi s’agit-il ?

La sophrologie est avant tout une technique de relaxation qui vise à (re)trouver l’équilibre entre le mental et le corps. Il s’agit d’une démarche  personnelle, le temps d’une pause qui amène à être attentifs au message de son corps. Cette démarche est aussi appelée « intériorisation ». 

Cette approche repose essentiellement sur la respiration associée à des mouvements, la détente musculaire et mentale et la visualisation d’images positives. Elle s’adresse à toutes personnes qui souhaitent se (re)connecter à ses sensations et émotions.

Comment ça se passe ?

Concrètement, la sophrologie se pratique en groupe ou de façon individuelle avec une personne formée en sophrologie. Cette approche se pratique assis ou debout et parfois allongé, les yeux peuvent être ouverts ou fermés.

Si plusieurs écoles existent dans le domaine de la sophrologie, on retrouve généralement les  mêmes techniques lors d’une séance.

Guidé par la voix du sophrologue, la séance débute par des exercices de relaxation dynamique, des postures, des mouvements simples, des automassages qui amènent le relâchement musculaire et la détente physique.

Les exercices de respiration et de visualisions positives permettent d’atteindre un niveau privilégié de conscience, entre veille et sommeil, qui sera propice pour percevoir plus facilement les sensations et les émotions qui se manifestent dans le corps au moment présent. Et pour terminer la séance, le sophrologue propose souvent un temps d’écoute active et de partage. On suggère aussi aux personnes de noter dans un carnet de manière personnelle leur propre vécu lié à la séance.

Souvent, plusieurs séances (de huit à dix séances) sont nécessaires pour intégrer la méthode, la comprendre et surtout l’expérimenter. L’objectif est avant tout de permettre à la personne  de reproduire de façon autonome les exercices et ainsi de les intégrer dans les situations de la vie quotidienne.

Comme pour de nombreuses pratiques qui allient corps et mental, c’est la régularité de la pratique qui fera la différence. Les effets se feront ressentir globalement, tant sur le plan physique (diminution des tensions musculaires, de certaines douleurs…) que sur le plan mental (meilleure gestion des émotions et des situations de stress, amélioration du sommeil, de la concentration et de la mémorisation, diminution de l’anxiété, des ruminations…).

Découvrez une séance de sophrologie (avec nos remerciements à Michele Daniele, sophrologue et thérapeute au CITES à Liège)  

Coup de projecteur ce matin sur la sophrologie, que l’on confond souvent avec la méditation.

Fondée en 1960 par un neuro-psychiatre, inspirée de l’hypnose et de certaines disciplines orientales, la sophrologie est une pratique psycho-corporelle qui s’appuie notamment sur la détente physique.

Nous verrons ce qu’est, et ce que n’est pas la sophrologie ? Quels sont ses grands principes ? Quel est son fonctionnement ? Existe-t-il une validation scientifique ? Quels sont ses domaines d’application dans le domaine médicale et paramédical ? Pourquoi la sophrologie est-elle utilisée dans certains services hospitaliers ? Existe-t-il des validations scientifiques ? Comment trouver un bon sophrologue solidement formé et surtout éviter les charlatans qui s’improvisent sophrologues, il suffit de faire un tour sur Internet.

avec Richard Esposito, sophrologue, professeur de philosophie, directeur du Centre de formation des sophrologues professionnels, président du groupe d’épistémologie de la sophrologie (GES),

La sophrologie ed.Que sais-je

Guillaume Dolpierre, ambulancier et sophrologue

Thomas C.Durand, docteur en biologie végétale, Quand est-ce qu’on biaise ? ed. HumenSciences, blog La Tronche en biais

Tel : Patrick Giniès médecin anesthésiste au CHU de Montpellier

Chronique Thierry Lhermitte 

Chronique Alors voilà Baptiste Beaulieu (Dx ok)

Partenariat Santé Magazine Aline Perraudin

Gérer le stress qui nous empoisonne la vie grâce à la sophrologie

En cette deuxième semaine de vacances, j’avais envie de changer un peu et de vous faire découvrir une technique qui pourrait vous aider au quotidien. Ce stress qui nous envahit, qui nous pourrit la vie peut se gérer assez simplement si l’on y consacre un peu de temps. Cette semaine, focus sur la sophrologie et ses bienfaits. Pascale Deboudt, sophrologue caycédienne (du nom du fondateur colombien de la sophrologie, Alfonso Caycedo) depuis 2004, répond à mes questions.

Qu’est-ce que la sophrologie ?

Elle est née dans les années 1960, dans le bureau du professeur Alfonso Caycedo, neuropsychiatre qui étudie la conscience pour un meilleur équilibre corps/esprit. Elle s’inspire de la méditation, du yoga, du zen et de l’hypnose pour offrir ses bienfaits dans notre mode de vie occidentale.

« C’est une technique de relaxation de type dynamique. C’est une thérapie brève basée sur une nouvelle façon d’être et de penser, une autre manière d’aborder le monde et ses agitations. Au-delà d’une méthode, la sophrologie propose des moyens, des astuces pour déjouer les plans de nos ruminations quasi permanentes, de nos croyances limitantes, de nos blocages inconscients, chez les petits et chez les grands ! », explique Pascale Deboudt.

Par une pratique répétitive d’exercices psychocorporels, l’idée est d’arriver à la pratiquer au quotidien, dans n’importe quelle situation de stress.

Quand avoir recours à la sophrologie ?

« Avant tout, pour bien saisir les atouts de la sophrologie, il me semble indispensable de comprendre que notre corps réagit exclusivement à ce que nous pensons. Nos pensées dirigent donc notre vie sans même que nous en ayons conscience et influencent directement nos émotions, qui débordent bien souvent. Les émotions qui nous habitent déterminent le niveau de notre bien-être. »

Globalement, elle est efficace pour retrouver un bien-être et surtout l’entretenir et le préserver. Plus spécifiquement en cas de :

  • surmenage, burn-out
  • stress ingérable
  • manque de sommeil
  • angoisses
  • dépressions
  • gestion de la douleur
  • accouchement
  • performances sportives
  • toutes situations de vie inconfortables …

Ne pensez surtout pas qu’elle résoudra tous vos soucis… elle vous accompagnera fidèlement dans le changement progressif de vos perceptions en découvrant des solutions en vous.

Comment se passe une consultation ?

« Après quelques instants d’écoute et de partage pour faire la connaissance de vos besoins, la détente s’installe au rythme de la voix de la/du sophrologue pour plonger très vite dans un état de relaxation profonde, comme au bord du sommeil mais en état conscient de veille. Avoir la conscience en éveil permet d’être plus réceptif à la réalité de notre monde intérieur et dès lors d’être davantage capable de modifier certains de nos comportements liés au monde extérieur. Assis et/ou debout, nous réapprenons à respirer correctement, élément essentiel de la méthode. A s’écouter et à s’estimer avec des exercices de visualisation dans une approche respectueuse de chaque personne. »

Les enfants peuvent, eux aussi, tirer beaucoup de bénéfices de cette technique, ils y sont très réceptifs. En cas de troubles du comportement (hyperactivité, agressivité, …), terreur nocturne, manque de concentration, phobies, difficultés relationnelles, tristesse, etc.

En quoi est-elle bénéfique pour gérer le stress au quotidien ?

  • parce qu’elle s’emporte partout, tous ses « outils » sont à portée de vous. Il suffira de quelques séances pour vous familiariser à son utilisation quotidienne.
  • pas besoin de coussin de méditation, de se mettre en position du lotus ou de se coucher pour se détendre et se déconnecter du stress.
  • dans les embouteillages, au lieu de s’énerver ou de s’inquiéter par les nouvelles diffusées à la radio, faire de l’habitacle de sa voiture un moment privilégié pour se détendre, se reconnecter à sa respiration ;
  • dans la file à la caisse d’une grande surface, debout ou assis dans les transports en commun, pour ne plus s’impatienter inutilement, revenir aux différents exercices spécifiques
  • pour prendre du recul dans le stress des conflits, relativiser les anicroches permet souvent de les désamorcer

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JULIE ARCOULIN Publié le 

Source La libre.be

 

 

La sophrologie aide à réduire la prise d’anxiolytiques et d’antidépresseurs

20 % des Français ont déjà pris une benzodiazépine. La sophrologie caycédienne peut les aider à se sevrer, ou du moins à diminuer leur consommation. Explications.

La sophrologie aide à réduire la prise d’anxiolytiques et d’antidépresseurs

Toute personne sous anxiolytiques ou antidépresseurs peut être inquiète de voir son traitement arriver à sa fin, ou encore souhaiter éviter toute surmédication. Il existe la crainte de présenter une rechute et devoir continuer à prendre ce médicament pendant longtemps. C’est là où la sophrologie caycédienne a un rôle très important.

Avec la supervision du médecin traitant, le sophrologue caycédien enseigne au patient une méthodologie pour qu’il apprenne lui-même à utiliser ses propres ressources et prenne une part active et responsable dans le traitement de son anxiété et de son état d’humeur

L’anxiété et le stress chronique se manifestent au niveau corporel de différentes manières (transpiration, augmentation de la fréquence cardiaque, respiratoire, tension musculaire). Pour ce motif, nous proposons une série de techniques sophrologiques qui agissent principalement sur le corps. En le connaissant mieux et en le sachant éliminer les tensions (somatisations), nous réduirons énormément les niveaux d’anxiété. C’est ainsi que nous commençons généralement avec des exercices respiratoires et d’autres techniques basées sur la conscience du corps.

Progressivement, nous continuons à pratiquer d’autres techniques, qui agissent davantage sur l’esprit, en aidant à diriger l’attention et les pensées où nous voulons, et non là où les préoccupations et parfois les obsessions nous conduisent. Avec la pratique nous apprenons à être sujets de nos pensées et non objet de celles-ci.

Nous travaillons aussi avec des techniques sophrologiques qui renforcent les émotions positives. Nous apprenons à trouver des sensations, émotions et sentiments en nous, qui étaient « stockés » dans notre passé, qui se trouvent au moment présent et qui se projettent vers un avenir plein de sens et d’espoir

Apprendre à avoir recours à nos propres ressources nous donne beaucoup de paix, de sécurité et un sentiment de liberté qui aide à réduire progressivement le médicament ou à le suspendre dans les cas indiqués.

Testé par une de mes étudiantes sur des patients d’un Centre d’assistance primaire en Catalogne, il s’est avéré qu’après huit semaines de sophrologie, les patients avaient baissé leur consommation de médicaments de 30 %. De plus, ils étaient fiers de s’en être sortis par eux-mêmes.

La prochaine fois, nous aborderons les bénéfices corporels de la sophrologie caycédienne. En attendant, n’oubliez pas de pratiquer tous les jours.

source: https://www.santemagazine.fr/medecines-alternatives/relaxation/la-sophrologie-aide-a-reduire-la-prise-danxiolytiques-et-dantidepresseurs-173756

 

Addictions et sophrologie

Publié par : Dr. Nicolas Evrard (05. février 2014)

Qu’il s’agisse de nourriture, d’alcool, de cigarettes mais aussi de jeux vidéos, de jeux de hasard et même d’internet, la sophrologie peut aider les personnes à se débarrasser de leurs comportements addictifs…

Mieux comprendre les addictions

De nombreuses définitions sont proposées. L’étymologie du mot « addiction » est latine et signifie esclavage. Le sujet addict est l’esclave d’une seule solution pour de nombreuses raisons, et parfois pour échapper à un mal-être ou une douleur mentale.

D’après l’INRS (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), l’addiction se caractérise par « la dépendance, soit l’impossibilité répétée de contrôler un comportement et la poursuite de ce comportement, en dépit de la connaissance des conséquences négatives ».

Les addictions se rapportent autant à des produits qu’à des conduites, et sont souvent causées par le désir de combler un manque, de réduire une anxiété et de se sentir mieux. Or, la dépendance engage corps et esprit dans le mal-être…

Les effets de la sophrologie

En complément d’un suivi et d’un traitement médical et surtout psychologique adapté, la sophrologiepermet d’agir conjointement sur le corps (exercices de relâchement des tensions, détente musculaire…) et l’esprit (pratique de la pensée positive).

Une pratique régulière de la sophrologie aide la personne souffrant d’addiction à :

  • Réduire les pulsions.
  • Sentir et connaître son corps par des techniques de relaxation dynamiques efficaces pour renforcer la conscience des cinq sens et apprendre à ressentir son corps au travers de sensations.
  • Reconnaître et calmer le stress grâce à des exercices de respiration, pour évacuer les tensions et aboutir à un état de relaxation.
  • Gérer les émotions, se recentrer. La sophrologie aide à neutraliser l’état de tension interne que le comportement addictif était censé soulager. La personne apprend à être plus à l’écoute d’elle-même et à distinguer ses vrais besoins.
  • Gérer la frustration. Le sophrologue apprend à réaliser des exercices faciles à pratiquer en inter-séance, afin de devenir progressivement autonome et devenir acteur de leur détente.

source https://www.onmeda.fr/medecines-douces/addictions-et-sophrologie.html

 

La sophrologie et la loi sur le bien-être au travail et la prévention des risques psychosociaux

La sophrologie de relaxation dynamique s’intègre parfaitement dans une politique de bien-être et de prévention des risques psychosociaux conformément au code sur le bien-être au travail paru au moniteur belge le 2 juin 2017.

Le code sur le bien-être au travail remplace le règlement général sur la protection du travail.  Le code sur le bien-être au travail représente cependant bien plus que l’héritage du RGPT car il consacre l’introduction de la notion de bien-être au travail, plus large que les notions traditionnelles de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs.
Le code sur le bien-être au travail met également l’accent sur une nouvelle approche, définie dans la loi relative au bien-être des travailleurs lors de l’exécution de leur travail.
En effet les employeurs doivent mener une politique du bien-être basée sur une analyse préventive et globale des risques liés au travail.  Pour ce faire, l’employeur collabore avec les services de prévention et de protection au travail.
La structure du code a été fixée en 1993.  Le code est progressivement complété.  Il regroupe tous les arrêtés d’exécution de la loi sur le bien-être au travail sous différents titres.  On y retrouve les mesures relatives à la surveillance de la santé des travailleurs ainsi qu’à la charge psychosociale occasionnée par le travail, les exigences liées aux lieux de travail, notamment la coordination des chantiers temporaires ou mobiles, les facteurs d’environnement et agents physiques ainsi que les agents chimiques, cancérigènes, mutagènes et biologiques.  Les dispositifs relatifs aux équipements de travail, individuels ou non font l’objet de plusieurs chapitres du code.  Enfin, le code a rassemblé sous un titre certaines catégories particulières de travailleurs : les travailleuses enceintes, les jeunes au travail, les stagiaires, les travailleurs intérimaires, les travailleurs de nuit et postés.


Vous trouverez plus d’informations sur le Code sur le bien-être au travail et les textes réglementaires dans le thème Bien-être au travail.

Source http://www.emploi.belgique.be/detailA_Z.aspx?id=10312

Un employé sur six est menacé par le burn-out. Et vous?

Le risque de burn-out chez les travailleurs est passé de 10% à 17% en trois ans. Et 28.000 Belges souffrent déjà de burn-out…

28.000 Belges souffrent de burn-out. Cela représente 7% des personnes indemnisées par l’Inami, d’après les chiffres relayés par nos confrères du « Soir ».

Le burn-out pend au nez de plus en plus de travailleurs. Une enquête réalisée par le secrétariat social Securex le dit aussi. Le nombre d’employés présentant un risque de burn-out est passé de 10% en 2014 à 17% en 2017.

17%
D’après l’enquête menée par Securex auprès des travailleurs, 17% d’entre eux présentent de gros risques de burn-out. Près de deux fois plus qu’il y a 3 ans.

D’où sort cette donnée? Securex a sondé un échantillon de 1.552 travailleurs en leur soumettant des questions liées aux stresseurs classiques: intensité du travail, perspectives de carrière, charge émotionnelle et charge physique, conditions de travail, relations de travail… Cette méthode permet de déceler les personnes qui sont le plus à risque. On ne brosse donc pas ici un tableau du nombre de cas de burn-out déclarés. Mais bien le nombre de travailleurs les plus exposés aux risques.

D’après l’enquête de Securex, les travailleurs approchant des 40 ans et qui bossent à temps plein sont les plus exposés. Ils subissent un excès de stress au travail cumulé à une pression de la sphère privée (jeunes enfants à gérer, etc.). Les statistiques montrent aussi que 18% des travailleurs à temps plein sont exposés aux risques, contre 13% des temps partiels.

Côté pyramide des âges, 19% des moins de 35 ans sont exposés aux risques, 23% des 35 et 39 ans et 14% des plus de 40 ans. Cette situation est préoccupante, dit Securex, car elle touche des groupes d’employés censés encore travailler longtemps.

Personne n’y échappe

Securex a également cherché à savoir si le burn-out pouvait impacter davantage les employés que les ouvriers. Il ressort de l’enquête que non. Les deux catégories de travailleurs encourent les mêmes risques, de même que les personnes faiblement ou hautement scolarisées, les cadres ou les employés. Les hommes et les femmes y sont aussi confrontés dans la même mesure. L’étude ne constate pas de différence entre secteurs, régions, taille d’entreprise.

Bref, personne n’est à l’abri du burn-out. Ou quasi.

Securex apporte une nuance aux résultats de son étude« Le burn-out est de moins en moins tabou. Les travailleurs admettent peut-être plus facilement que par le passé qu’ils sont ou se sentent épuisés. C’est néanmoins un signal », dit Heidi Verlinden, experte en ressources humaines.

D’après les données officielles de l’Inami, 7.653 personnes étaient prises en charge par l’assurance-maladie invalidité depuis plus d’un an, parce qu’elles avaient développé ce trouble psychologique lié au travail en 2015. Des statistiques inquiétantes, et qui restent partielles. En effet, les cas de burn-outs qui ont eu une durée de 6 ou 9 mois ne sont pas repris dans ces chiffres. Tout comme les burn-outs qui ne sont pas détectés comme tels.

Pourquoi de telles hausses? Securex avance deux facteurs. D’une part la pression et le stress de plus en plus élevés au travail. D’autre partl’équilibre vie privée/vie professionnelle qui devient plus difficile à trouver. Les travailleurs ont de plus en plus de mal à récupérer quand ils sont dans la sphère privée. Et une faible résistance au stress (souvent chez les perfectionnistes, les pessimistes et les personnes ayant des attentes trop élevées) augmente encore les risques de burn-out.

Que faire pour endiguer le phénomène? « Il faut augmenter la confiance du travailleur et son sentiment d’autonomie, dit Heidi Verlinden. Pour cela, il faut redonner du sens au job du travailleur en souffrance, et mieux utiliser ses talents. » Une autre étude de Securex a en effet déjà démontré que les travailleurs motivés ont moins de risque de tomber en burn-out que leurs collègues qui travaillent « parce qu’il le faut ».

La spécialiste RH pointe aussi que la responsabilité du travailleur et de l’employeur est partagée. « C’est aussi au travailleur à trouver lui-même un emploi et un environnement de travail qui sera épanouissant pour lui, où il partagera des objectifs et valeurs communes, qui lui procureront un sentiment d’appartenance et qui lui donneront plus de confiance et augmenteront son sentiment d’autonomie. »

Sophrologie : comment elle s’impose dans le monde du travail

S’inspirant du yoga, de l’hypnose et du zen, la sophrologie investit peu à peu les entreprises. Lutte contre le stress, performance au travail, cohésion d’équipe… Qu’apporte-t-elle aux salariés ? Est-elle suffisamment contrôlée ? Catherine Aliotta, présidente de la Chambre syndicale de la sophrologie et directrice de l’Institut de formation à la sophrologie, répond à nos questions.

Comment la sophrologie a-t-elle fait son entrée dans les entreprises ?

Ses effets positifs dans la vie de tous les jours sont désormais reconnus par le corps médical et en dehors : pour diminuer l’anxiété et le stress, combattre l’insomnie et certaines addictions, améliorer sa concentration et ses résultats sportifs, etc. Assez logiquement, les personnes ayant bénéficié de cette méthode ou l’ayant pratiqué (dirigeants, salariés, représentants du personnel, médecine du travail…) ont pensé à l’introduire dans le milieu du travail pour accompagner les situations de stress (changement d’organisation, réduction de personnel, accroissement d’activité…), ou aider les salariés à mieux gérer leurs émotions et accroître leur efficacité professionnelle.

Dans quels cas précis fait-on appel à un sophrologue sur le lieu de travail ?

La DRH peut décider de recourir à un sophrologue quand la médecine du travail constate par exemple une hausse des taux d’absentéisme, d’accidents du travail, de troubles anxio-dépressifs annonciateurs parfois de « burn-out ». Dans des cas similaires, d’autres DRH préfèrent se tourner vers des psychologues du travail ou mettre en place d’emblée des plates-formes d’écoute pour les salariés. La sophrologie est une technique alternative. Mais il ne s’agit pas d’offrir seulement un moment de « bien-être » aux salariés.

C’est-à-dire ?

Le sophrologue prend en charge, sur site, un groupe d’une quinzaine de salariés après évaluation des besoins et des objectifs visés. Dans une maternité de la région parisienne par exemple, il s’agissait d’aider le personnel infirmier à gérer un stress lié à l’augmentation de l’activité et à une baisse simultanée des effectifs. Les comités d’entreprise sont aussi très demandeurs de séances de sophrologie, d’une heure pendant la pause déjeuner des salariés par exemple. Mais là, il s’agit davantage de relaxation et de bien-être que d’apprentissage de la prévention et gestion du stress.

En quoi consiste l’intervention du sophrologue ?

Lorsque la demande provient de la DRH, un plan d’action est mis en place sur la base d’un diagnostic. Ce plan comprend généralement trois jours de formation, puis l’animation d’une dizaine de séances réparties toutes les semaines ou tous les quinze jours. Au cours d’une séance de 45 minutes tous les quinze jours, des exercices sont effectués debout et assis, alliant la respiration, la décontraction musculaire et la visualisation d’images positives. Un mois après, une évaluation de ce plan d’action est réalisée par le sophrologue avec la DRH, et réajusté le cas échéant. L’objectif est de permettre aux stagiaires de mieux se connaître et d’assimiler les connaissances transmises par le sophrologue pour qu’ils puissent refaire les exercices seuls.

Pour quels coûts ?

Une séance de sophrologie collective de 45 minutes coûte en moyenne entre 120 et 150 € (diagnostic, séances, plan d’action inclus). Pour un programme d’une journée, le tarif varie de 1.000 à 2.000 € selon le programme et les effectifs.

Que ressent-on pendant et après une séance ?

Les exercices permettent de se détendre physiquement (ralentissement du rythme cardiaque) et mentalement, et de mieux s’oxygéner ce qui facilite la récupération.

La sophrologie est une thérapie. À ce titre, elle est dans le viseur des contrôleurs de la formation. Comment votre Institut, par exemple, reste-t-il « dans les clous » ?

Nous ne faisons pas de développement personnel pendant nos formations. Nous n’utilisons jamais les ressentis, les souvenirs ou les expériences personnelles de nos stagiaires comme support pédagogique. La sphère intime est ainsi protégée et les dérives sont écartées. Cette ligne de conduite nous a permis de vivre « sereinement » des contrôles de la Direccte et d’obtenir l’inscription de notre Certificat professionnel de sophrologue au RNCP [Répertoire national des certifications professionnelles].

Comment vous protégez-vous du risque sectaire ?

La profession est consciente de ce risque et la Chambre syndicale de la Sophrologie a mis en place des dispositifs de veille, notamment un code de déontologie. Mais attention, en stigmatisant les sophrologues, on risque de passer à côté d’une infiltration sectaire bien réelle du milieu de la formation dans des domaines moins visibles, comme la bureautique ou les langues. Les sectes préfèrent en effet opérer dans des secteurs moins surveillés.

Source :l’express emploi

La sophrologie s’invite dans les grandes entreprises

Montée du stress, pression des « open-spaces », difficulté de concentration, risque de burn out… Dans l’entreprise, les raisons de recourir à la sophrologie sont nombreuses, tant pour booster l’efficacité des salariés que pour assainir des situations parfois tendues, ou tout simplement apporter un peu de bien-être.

La tendance est à la hausse, largement favorisée par la prévention des risques psycho sociaux, qui impose aux employeurs de prendre les mesures nécessaires pour favoriser le travail dans de bonnes conditions. Analyse d’une tendance avec Catherine de Guglielmi, formatrice et sophrologue.

Comment définir la sophrologie et pourquoi l’introduire dans l’entreprise ?

Il s’agit d’une méthode psycho-corporelle basée sur des techniques de respiration combinées à des exercices de contraction et de décontraction musculaire qui aident l’individu à retrouver son équilibre. Elle offre d’excellents résultats et est accompagnée de visualisation d’images positives. Accessible à tous, la sophrologie permet aux salariés de regagner en confiance et en efficacité, de prendre du recul et de mieux résister au stress.

Comment la sophrologie est-elle perçue dans l’entreprise ?

Les DRH ne perçoivent pas toujours l’intérêt de la sophrologie dans l’entreprise, même s’ils sont conscients des bienfaits de la pratique sur l’individu. Les salariés sont quant à eux ouverts à cette pratique, sous condition toutefois que la politique de communication à leur intention, organisée avec la DRH ou le service communication, leur permette de comprendre comment elle se pratique et quels en sont les bienfaits. A noter que ce sont essentiellement les grands groupes qui proposent des séances de sophrologie, pour des raisons de coûts mais aussi de place, la pratique nécessitant une salle disponible pour réaliser ces exercices.

Comment les séances se déroulent-elles ?

Les séances se tiennent sous forme « d’ateliers de groupe » comptant au maximum une dizaine de personnes. Ces groupes peuvent être fermés -comptant toujours les mêmes participants – ou ouverts à tous. Chaque séance démarre par un temps d’échange et se poursuit par des exercices de relaxation dynamique suivis d’une visualisation d’images positives.

Quel est le rôle des RH ?

Il s’agit de définir avec les RH l’objectif visé afin d’établir un protocole adapté à la problématique, et qui rendra les participants autonomes dans leur pratique. Tout cela se fait avec l’accord et sous l’aval de la DRH ou via les comités d’entreprise. Un nombre de séances sera contractualisé, ainsi que leur fréquence. le rythme idéal étant une fois par semaine.

Quels sont les résultats?

Au final, on perçoit une meilleure efficacité, une moindre fatigabilité, une baisse du stress, une meilleure gestion de ses émotions… Si les bénéfices de la sophrologie sont nombreux, les protocoles prévoient en général un minimum de 8 séances d’une heure pour atteindre l’objectif de façon optimale. A ce jour, les retours sont positifs, le taux de fréquentation est en hausse. Nos meilleurs ambassadeurs au sein de l’entreprise sont les salariés eux-mêmes.

Frédérique Guénot

Source: Focus RH