La sophrologie et les addictions ont le point commun de jouer sur les mêmes mécanismes qui engendrent  la sensation de plaisir et de bien-être.

Mais pourquoi la consommation de tabac, de cannabis, d’alcool,de certains médicaments ou de sucre engendre-t-elle cette sensation de bien-être ?

L’action de la sophrologie et des addictions sur notre cerveau

Il y a dans notre cerveau ce que l’on appelle le circuit de la récompense. Ceci est formé par toutes les substances psychoactives qui agissent sur les neurones du cerveau et est composé par le noyau accumbens et l’aire tegmentale ventrale (un groupe de neurones dans le centre du cerveau).

Le circuit de la récompense a pour rôle de favoriser les comportements utiles à la survie de l’organisme. Il incite la personne à reproduire les expériences qui lui ont procuré du plaisir. La connexion entre le noyau accumbens et l’ATV est assurée par la dopamine. Celle-ci assure la bonne transformation des éléments chimiques entre les neurones et provoque une sensation de satisfaction.

La dopamine est le responsable de toutes les émotions, les sentiments, les envies (sexe, alimentation, etc.). C’est l’hormone du plaisir, et elle joue un rôle fondamental dans les fonctions mentales et le comportement de l’être humain.

Tout comme la sophrologie,il faut savoir que la consommation de cannabis,d ‘alcool, de tabac ou de médicaments déclenche la production de dopamine (hormone du « bonheur »). La personne a alors une sensation de plaisir qui peut devenir addictive.

L’installation d’une addiction implique au moins trois mécaniques :

  • une augmentation de la motivation à consommer  (recherche de plaisir),
  • un état émotionnel négatif (recherche d’un soulagement),
  • une diminution de la capacité à se contrôler (perte de contrôle de la consommation).
Pourtant,la personne peut retrouver d’autres sources de plaisir par la sophrologie. En effet, lors d’une séance,le circuit de la récompense sera stimulé non par des produits mais par la maîtrise de la respiration.Car lors des pratiques la personne se trouve dans un état de conscience modifiée favorisant le bien-être et grâce auquel le patient pourra agir sur lui-même, en transformant ses ressentis, ses émotions et ses comportements.